Simulateur de rentabilité locative

Calculez en moins de 2 minutes le rendement réel de votre futur investissement locatif : brut, net de charges et cash-flow mensuel. Frais d'acquisition et crédit inclus, basé sur les données de marché 2026.

Lancez le calcul — Renseignez prix d'achat, frais, loyer et financement. Notre simulateur de rentabilité locative vous renvoie rendement brut, net et cash-flow en moins de 60 secondes.

Notre simulateur de rendement locatif vous permet d'évaluer en quelques secondes la rentabilité réelle d'un investissement : rendement brut, net de charges et cash-flow mensuel, en intégrant les frais d'acquisition, le crédit et la fiscalité 2026. Là où le rendement brut affiché en agence donne un chiffre trompeur, ce calcul vous restitue les trois niveaux qu'aucun investisseur ne devrait confondre — y compris les prélèvements sociaux relevés à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 sur les revenus BIC. Cet outil et ce guide s'adressent aux primo-investisseurs comme aux multi-propriétaires souhaitant arbitrer leur patrimoine.

Calcul de rentabilité locative : brut, net et net-net

Le simulateur restitue trois niveaux de rendement, car ce sont trois indicateurs distincts qu'aucun investisseur ne devrait confondre.

  • Rendement brut : (loyers annuels / prix d'achat total) × 100. Indicateur d'attractivité initiale, utile pour comparer rapidement deux biens, mais largement surévalué.
  • Rendement net : déduit la taxe foncière, les charges non récupérables (10 à 15 % du loyer en moyenne), l'assurance PNO, les frais de gestion locative (6 à 8 % TTC) et la provision pour vacance locative (1 mois sur 12 = 8,3 %).
  • Rendement net-net : intègre l'impôt sur le revenu selon votre tranche marginale et les prélèvements sociaux relevés à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (loi de finances 2026). C'est le seul chiffre qui reflète ce que vous toucherez réellement en fin de mois.

Sur un T2 à 180 000 € loué 750 €/mois à Marseille, l'écart entre le brut (5 %) et le net-net (≈ 2,3 % en TMI 30 %) atteint 270 points de base. Sans cette distinction, la décision d'investir est faussée.

Choix de fiscalité : LMNP, micro-foncier, réel, SCI à l'IS

Le régime fiscal pèse autant que le prix d'achat sur la rentabilité finale. Quatre régimes à connaître :

  • LMNP micro-BIC : abattement forfaitaire de 50 % pour la location meublée longue durée, plafond de recettes porté à 83 600 € depuis 2026. Pour les meublés de tourisme non classés (type Airbnb), le plafond est tombé à 15 000 € avec un abattement réduit à 30 % (loi Le Meur appliquée en 2025-2026).
  • LMNP régime réel : déduction des charges réelles + amortissement du bien (sur 25 à 40 ans) et du mobilier (5 à 10 ans). Permet souvent un résultat fiscal nul pendant 7 à 10 ans, donc des prélèvements sociaux quasi inexistants sur cette période.
  • Micro-foncier (location nue) : abattement forfaitaire de 30 %, plafond 15 000 € de loyers. Au-delà, régime réel obligatoire (déficit foncier déductible jusqu'à 10 700 € du revenu global).
  • SCI à l'IS : impôt sur les sociétés à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %. Utile pour réinvestir et capitaliser, mais fiscalité de plus-value lourde à la revente.

Cash-flow immobilier mensuel et annuel

Le cash-flow est ce qui rentre — ou sort — de votre compte chaque mois après remboursement du crédit. Le simulateur le calcule selon :

Cash-flow mensuel = Loyer net de charges − Mensualité crédit − Impôt mensualisé

Un cash-flow positif signifie que le bien s'autofinance. Un cash-flow neutre (= 0) reste acceptable si l'effort d'épargne est compensé par la constitution de patrimoine. Un cash-flow négatif est viable uniquement si la stratégie est explicitement patrimoniale et défiscalisante (LMP, déficit foncier massif).

Sur un investissement à 200 000 € financé à 100 % sur 25 ans à 3,4 % (taux moyen avril 2026), la mensualité tourne autour de 990 €. Pour atteindre l'autofinancement, il faut un loyer net de charges supérieur à 990 € — ce qui exclut mécaniquement Paris, Lyon ou Bordeaux pour un studio.

Calcul de votre taux d'endettement

Depuis les recommandations du HCSF maintenues en 2026, le taux d'endettement plafonne à 35 % des revenus nets, assurance emprunteur incluse. Les banques disposent d'une marge dérogatoire pour 20 % de leur production, principalement réservée aux primo-accédants en résidence principale.

Le simulateur intègre 70 % des loyers prévisionnels au calcul (méthode différentielle pratiquée par la majorité des banques), pas 100 %, pour anticiper vacance et charges. C'est un point négligé par la plupart des outils gratuits, qui surestiment la capacité d'emprunt de 15 à 20 %.

Frais de notaire et coûts d'acquisition

Les frais d'acquisition représentent l'un des deux ou trois postes les plus sous-estimés par les investisseurs débutants. Le simulateur intègre :

  • Frais de notaire : 7 à 8 % du prix dans l'ancien, 2 à 3 % dans le neuf (VEFA). Composés à 80 % de droits de mutation reversés au département et à la commune — la part réelle de rémunération du notaire est minoritaire.
  • Frais d'agence : 4 à 8 % du prix, négociables et désormais explicitement affichés depuis la loi ALUR.
  • Frais de dossier bancaire : 1 000 à 1 500 € en moyenne, souvent négociables jusqu'à 0 € via un courtier.
  • Garantie : caution (Crédit Logement, environ 1,3 % du capital emprunté) ou hypothèque (1,5 à 2 %).
  • Travaux : à intégrer en cohérence avec le DPE — un bien classé F ou G nécessite des travaux pour rester louable au-delà de 2028 (interdiction de location progressive).

Un bien affiché à 200 000 € coûte en réalité 220 000 à 225 000 € tout compris. Cet écart de 10 à 12 % impacte directement le rendement brut affiché.

Comment calculer le rendement d'un bien locatif ?

Trois formules à appliquer dans l'ordre, du plus optimiste au plus réaliste.

Formule du rendement brut

Rendement brut = (Loyer mensuel × 12) / Prix d'achat total × 100

Le prix d'achat doit inclure les frais de notaire et d'agence, sinon le chiffre est tronqué. Exemple : un appartement payé 150 000 € + 12 000 € de frais, loué 700 €/mois → (700 × 12) / 162 000 × 100 = 5,19 %.

Formule du rendement net (après charges)

Rendement net = (Loyer annuel − Charges annuelles) / Prix d'achat total × 100

Les charges à déduire : taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance PNO (80 à 150 €/an), frais de gestion (6 à 8 % TTC du loyer), provision vacance (1 mois sur 12), provision travaux (5 à 10 % du loyer annuel selon l'âge du bien).

Sur l'exemple précédent : 8 400 € de loyers − 2 200 € de charges = 6 200 € / 162 000 € = 3,83 %. L'écart avec le brut atteint déjà 136 points de base.

Formule du rendement net-net (après impôt et prélèvements sociaux)

Rendement net-net = (Loyer annuel − Charges − Impôt − Prélèvements sociaux) / Prix d'achat total × 100

C'est la formule la plus exigeante mais la seule qui ait une valeur décisionnelle. Reprenons l'exemple, propriétaire en TMI 30 %, location nue micro-foncier :

  • Base imposable après abattement 30 % : 8 400 × 0,7 = 5 880 €
  • IR : 5 880 × 30 % = 1 764 €
  • Prélèvements sociaux : 5 880 × 17,2 % (foncier, non LMNP) = 1 011 €
  • Rendement net-net : (8 400 − 2 200 − 1 764 − 1 011) / 162 000 = 2,11 %

Le même bien en LMNP réel, avec amortissement, descend l'impôt à zéro pendant 8 à 10 ans, et fait grimper le net-net à 3,83 %. Le choix de régime fiscal compte ici pour 170 points de base.

Quel est un bon taux de rendement locatif net ?

Aucune réponse universelle : la cible dépend de votre stratégie patrimoniale et de la nature de la location.

Seuil de rentabilité selon votre stratégie patrimoniale

  • Stratégie patrimoniale (capital + revente) : un rendement net de 3 à 4 % suffit si la zone géographique présente un fort potentiel d'appréciation. Lyon, Bordeaux ou Nantes correspondent à ce profil.
  • Stratégie cash-flow (revenus complémentaires) : viser 5 % net minimum, idéalement 6 à 7 %. Saint-Étienne, Mulhouse, Le Mans, Limoges entrent dans cette catégorie.
  • Stratégie défiscalisante : le rendement compte moins que la baisse d'impôt générée (LMP, déficit foncier, Denormandie). Un net à 2,5 % peut rester pertinent si vous économisez 4 000 € d'impôt par an.

Robin Eldin (chaîne ProjetLocatif) parle régulièrement d'un seuil plancher autour de 7 % brut pour viser l'autofinancement total — une heuristique utile, à pondérer par le coût du crédit.

Rendement net cible selon le type de location

  • Location nue : rendement net cible entre 3,5 % et 5 %. Stable, peu de gestion, mais fiscalité du foncier moins clémente.
  • Location meublée longue durée (LMNP) : 4,5 % à 6,5 % net. Le régime réel avec amortissement est l'optimum fiscal pour la majorité des investisseurs.
  • Courte durée (Airbnb classé) : 7 % à 12 % brut, mais charges et gestion lourdes, et plafond micro-BIC ramené à 83 600 € pour les meublés de tourisme classés (loi Le Meur).

Taux de rentabilité moyen d'un bien locatif en France

Le rendement locatif brut moyen en France se situe autour de 4,78 % sur les données consolidées 2025 (étude Lokimo, février 2026). Niveau supérieur à 2022-2023, mais encore en deçà du pic de 2021 (4,95 %).

Rendement locatif actuel par grande ville en 2026

Hiérarchie 2026 des grandes métropoles, données moyennes brutes (étude Lokimo, 2021-2025) :

VilleRendement brut moyenPrix m² moyenLoyer m² moyen
Grenoble5,72 %2 595 €12,36 €
Montpellier5,6 %~3 800 €~14 €
Marseille5,38 %3 234 €14,46 €
Strasbourg4,1 %3 865 €13,34 €
Bordeaux4,03 %4 642 €~15,5 €
Paris3,91 %10 241 €33,3 €
Lyon3,80 %4 807 €~15 €

Les villes moyennes (Mulhouse, Saint-Étienne, Châlons-en-Champagne, Le Mans, Béziers) affichent des rendements bruts de 7 à 11 %, mais avec une tension locative et un potentiel d'appréciation plus contrastés.

Zone tendue vs zone détendue : impact sur le rendement

  • Zone tendue (A bis, A, B1) : prix élevés, rendement modéré (3 à 5 %), mais vacance locative faible (< 5 %) et appréciation du capital plus marquée. Encadrement des loyers à anticiper (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, etc.).
  • Zone détendue (B2, C) : prix accessibles, rendement élevé (6 à 11 %), mais vacance plus volatile (5 à 12 %), DPE souvent dégradé, et marché de revente plus étroit.

Le bon rendement n'est pas le plus élevé : c'est celui qui survit à 3 mois de vacance et 8 000 € de travaux imprévus sans dégrader votre cash-flow.

Optimiser sa rentabilité locative

Réduire les frais d'acquisition

  • Négocier les frais d'agence (4 à 8 %, souvent baissables de 1 à 2 points).
  • Acheter de particulier à particulier pour économiser l'agence entière (10 000 € sur un bien à 150 000 €).
  • Faire jouer la concurrence sur les frais de dossier bancaire et privilégier la caution Crédit Logement (1,3 %) plutôt que l'hypothèque.
  • Vérifier que le bien n'est pas classé F ou G : les travaux DPE à venir sont à intégrer en négociation.

Maximiser le loyer sans surévaluer

L'Observatoire des Loyers et les données ADIL/ANIL donnent les médianes par typologie et quartier. Surévaluer le loyer de 50 €/mois entraîne en moyenne 2 mois de vacance supplémentaire — soit une perte nette de 1 400 € sur l'année. Selon l'Insee, les loyers ont progressé en moyenne de +1,7 % entre janvier 2025 et janvier 2026, un repère utile pour fixer la révision annuelle.

Limiter la vacance locative

  • Sélectionner les locataires sur dossier solide (revenus = 3× le loyer, garant Visale possible pour les jeunes actifs).
  • Préférer la location meublée en zone étudiante : turnover plus rapide mais vacance plus courte (< 2 semaines en pratique).
  • Garantie loyers impayés (GLI) : 2 à 4 % du loyer annuel, déductible au régime réel.

Questions fréquentes

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Disclaimer fiscalité — Les chiffres et benchmarks de ce guide reflètent l'état du marché et de la réglementation à la date de publication (mai 2026). La fiscalité de l'investissement locatif évolue chaque année (loi de finances, jurisprudence Bercy, recommandations HCSF) : consultez un notaire, un expert-comptable spécialisé LMNP ou un conseiller en gestion de patrimoine pour valider votre projet. Sources principales : Insee, Lokimo, Meilleurtaux, Conseil Supérieur du Notariat, loi de finances 2026.