Calculateur de plus-value immobilière : impôt, abattement et exonération (barème 2026)

Revendre un bien immobilier autre que sa résidence principale déclenche une fiscalité à deux étages : 19 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux = 36,2 % sur le gain réalisé, avant abattements. La durée de détention efface progressivement l'imposition, jusqu'à exonération totale à 30 ans. Calcul conforme aux articles 150 U et 150 VE du CGI (barème 2026).

Accédez au simulateur — saisissez prix d'achat, prix de vente, frais et durée de détention. Vous obtenez la plus-value imposable, l'abattement applicable et le montant prélevé par le notaire, sans inscription.

Qu'est-ce qu'une plus-value immobilière ?

La plus-value immobilière correspond au gain financier réalisé entre le prix d'achat et le prix de revente d'un bien immobilier. Concrètement : vous achetez un appartement 200 000 € en 2018, vous le revendez 270 000 € en 2026, votre plus-value brute s'élève à 70 000 €. Cette définition figure à l'article 150 U du CGI et concerne tous les particuliers cédant un immeuble bâti, un terrain ou des droits réels immobiliers.

Attention à ne pas confondre plus-value brute (différence comptable) et plus-value imposable, base réelle de calcul de l'impôt. La plus-value imposable correspond à la plus-value brute après application des abattements pour durée de détention. C'est elle qui sert à déterminer les 19 % d'IR et les 17,2 % de prélèvements sociaux.

Qui est concerné ? En règle générale, toute cession d'un bien immobilier autre que la résidence principale : résidence secondaire, investissement locatif, terrain, logement vacant, parts de SCPI ou de SCI translucide. La résidence principale, elle, bénéficie d'une exonération totale et automatique(article 150 U-II-1° CGI).

À retenir : on ne parle de plus-value imposable qu'en cas de cession à titre onéreux (vente, échange, apport en société). Les donations et successions relèvent d'un autre régime (droits de mutation à titre gratuit).

Comment se calcule la plus-value immobilière ?

Le calcul de la plus-value imposable suit une logique en quatre temps : prix de cession, prix d'acquisition majoré, plus-value brute, plus-value nette après abattements. Chaque étape ouvre des leviers d'optimisation à connaître avant la signature.

Le prix de cession (vente)

Le prix de cession correspond au prix de vente figurant dans l'acte notarié, diminué des frais à la charge du vendeur supportés lors de la cession :

  • diagnostics obligatoires (DPE, amiante, plomb, électricité, gaz, termites, ERP) — entre 300 et 800 € en moyenne ;
  • mainlevée d'hypothèque (si crédit en cours) ;
  • commission d'agence si elle est juridiquement à la charge du vendeur ;
  • indemnités d'éviction versées au locataire en cas de congé pour vendre.

Ces frais doivent être justifiés par factures. Ils viennent réduirela plus-value imposable — donc l'impôt final. À ne pas négliger : sur une vente à 300 000 €, 5 000 € de frais déductibles font économiser environ 1 810 € d'impôt (5 000 × 36,2 %).

Le prix d'acquisition majoré (achat)

Le prix d'acquisition correspond au prix figurant dans l'acte d'achat, augmenté :

  • des frais d'acquisition : soit le réel sur justificatifs (frais de notaire, droits d'enregistrement, commission d'agence), soit un forfait de 7,5 % du prix d'achat. Pour un bien ancien, les frais réels (souvent 7-8 %) dépassent rarement le forfait — le calcul est généralement neutre ;
  • des dépenses de travaux : soit le réel sur factures TTC d'entreprises (matériaux + main-d'œuvre, jamais l'autoconstruction), soit un forfait de 15 % du prix d'achat si le bien est détenu depuis plus de 5 ans.

Levier d'optimisation clé : conservez systématiquement toutes les factures de travaux dès l'achat. Sur un bien à 200 000 € détenu 10 ans avec 45 000 € de travaux justifiés, le réel (45 000 €) dépasse largement le forfait 15 % (30 000 €) — soit 15 000 × 36,2 % = 5 430 € d'impôt économisé. Le choix entre réel et forfait se fait au cas par cas : prenez toujours le plus avantageux.

Plus-value brute

Plus-value brute = Prix de cession − Prix d'acquisition majoré

Si le résultat est négatif, on parle de moins-value : elle n'est pas imputable sur d'autres revenus et reste fiscalement neutre (sauf exceptions sur des cessions multiples la même année).

Plus-value nette imposable

Plus-value nette imposable = Plus-value brute − Abattements pour durée de détention

C'est cette plus-value nette qui sert d'assiette aux 19 % d'IR et aux 17,2 % de prélèvements sociaux. À noter : les barèmes d'abattement diffèrent entre l'IR et les PS — il faut donc calculer deux plus-values nettes distinctes.

Les abattements pour durée de détention

C'est le mécanisme central de la fiscalité des plus-values immobilières : plus vous détenez le bien longtemps, moins vous payez. Mais attention, les deux régimes (IR et prélèvements sociaux) n'évoluent pas au même rythme.

Abattement sur l'impôt sur le revenu (19 %) : exonération totale à 22 ans

L'abattement sur l'IR suit le barème suivant (article 150 VC CGI) :

Durée de détentionAbattement par anAbattement cumulé
Moins de 6 ans0 %0 %
6 à 21 ans6 % / an6 % → 96 %
22e année révolue4 %100 % (exonération IR)

Concrètement : un bien détenu 10 ans bénéficie d'un abattement IR de 30 % (5 × 6 %), un bien détenu 15 ans de 60 %(10 × 6 %), un bien détenu 20 ans de 90 % (15 × 6 %). À 22 ans révolus : exonération totale d'IR.

Abattement sur les prélèvements sociaux (17,2 %) : exonération totale à 30 ans

Le barème PS est plus défavorable (article L. 136-7 du Code de la sécurité sociale) :

Durée de détentionAbattement par anAbattement cumulé
Moins de 6 ans0 %0 %
6 à 21 ans1,65 % / an1,65 % → 26,4 %
22e année1,60 %28 %
23 à 30 ans9 % / an28 % → 100 %

Conséquence pratique : entre 22 et 30 ans de détention, vous êtes exonéré d'IR mais toujours redevable des prélèvements sociaux sur une plus-value progressivement décotée. À 22 ans révolus, la plus-value reste taxée à 17,2 % × (100 % − 28 %) = 12,4 % effectifs.

Abattements exceptionnels 60 % ou 85 % (CGI art. 150 VE)

L'article 150 VE prévoit un abattement exceptionnel pour soutenir la production de logements en zone tendue (zones A, A bis, B1) :

  • 60 % d'abattement sur la plus-value nette en cas de cession à un acquéreur qui s'engage à démolir les constructions existantes pour reconstruire un ou plusieurs bâtiments d'habitation, dans un délai de 4 ans ;
  • 85 % d'abattement si les logements sociaux représentent au moins 50 % de la surface totale des constructions reconstruites (donnée confirmée par Service-Public.fr en 2026).

Ces abattements se cumulent avec l'abattement pour durée de détention. Ils visent en priorité les terrains et bâtiments en zone tendue où la pression foncière est forte. Conditions strictes : engagement notarial de l'acquéreur, délai de réalisation, contrôle a posteriori du fisc.

Source officielle : Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) BOI-RFPI-PVI-20-20.

Comment est calculé l'impôt sur la plus-value immobilière ?

Le taux global : 19 % IR + 17,2 % PS = 36,2 %

L'imposition combine deux prélèvements distincts :

  • 19 % au titre de l'impôt sur le revenu — prélèvement forfaitaire libératoire (article 200 B CGI) ;
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux — CSG (9,2 %) + CRDS (0,5 %) + prélèvement de solidarité (7,5 %), conformément à l'article L. 136-7 CSS.

Ces deux taux s'appliquent séparément sur leur propre plus-value nette (rappel : barèmes d'abattement différents). C'est pourquoi un bien détenu 23 ans peut être totalement exonéré d'IR mais encore taxé à environ 11 % effectifs au titre des prélèvements sociaux.

La surtaxe sur les plus-values élevées (au-delà de 50 000 €)

Au-delà de 50 000 € de plus-value nette imposable (après abattements), une surtaxe progressive s'ajoute (article 1609 nonies G CGI). Elle ne s'applique pas aux terrains à bâtir.

Plus-value nette imposableTaux de la surtaxe
50 001 à 60 000 €2 % (avec lissage)
60 001 à 100 000 €2 %
100 001 à 150 000 €3 %
150 001 à 200 000 €4 %
200 001 à 250 000 €5 %
Au-delà de 250 000 €6 %

Sur une plus-value nette de 150 000 €, la surtaxe atteint donc environ 4 500 € (3 % × 150 000 €), à ajouter aux 36,2 % de base — soit un taux marginal pouvant dépasser 40 %.

Qui prélève et déclare l'impôt ?

Bonne nouvelle pour la simplicité administrative : le notaire calcule, prélève et reverse l'impôt à la source au moment de la signature de l'acte authentique. Le montant net cédé que vous touchez est déjà après impôt.

Vous n'avez ensuite aucune déclaration complémentaire à effectuer à l'IR, sauf un simple report informatif ligne 3VZ de votre déclaration de revenus l'année suivante. C'est l'une des grandes différences avec la fiscalité des plus-values mobilières (actions, parts de sociétés), beaucoup plus chronophage à déclarer.

Méthode de calcul en 4 étapes (récapitulatif)

  1. Plus-value brute = Prix de cession (net frais vendeur) − Prix d'acquisition majoré (frais 7,5 % ou réel + travaux 15 % ou réel) ;
  2. Plus-value nette IR = Plus-value brute × (1 − abattement IR durée détention) ;
  3. Plus-value nette PS = Plus-value brute × (1 − abattement PS durée détention) ;
  4. Impôt total = (Plus-value nette IR × 19 %) + (Plus-value nette PS × 17,2 %) + surtaxe éventuelle.

Exemples concrets de calcul de plus-value

Quatre cas chiffrés couvrant les durées de détention stratégiques. Tous les exemples retiennent un prix d'acquisition de 250 000 € et utilisent le forfait travaux 15 % à partir de 5 ans (à ajuster selon vos factures réelles).

Exemple 1 : Revente après 8 ans d'un appartement à 380 000 €

  • Prix de cession net : 380 000 − 2 000 € (diagnostics + mainlevée) = 378 000 €
  • Prix d'acquisition majoré : 250 000 + 18 750 (forfait frais 7,5 %) + 37 500 (forfait travaux 15 %) = 306 250 €
  • Plus-value brute : 378 000 − 306 250 = 71 750 €
  • Abattement IR (8 ans : 3 × 6 % = 18 %) : PV nette IR = 71 750 × 82 % = 58 835 €
  • Abattement PS (8 ans : 3 × 1,65 % = 4,95 %) : PV nette PS = 71 750 × 95,05 % = 68 198 €
  • Impôt IR : 58 835 × 19 % = 11 179 €
  • Prélèvements sociaux : 68 198 × 17,2 % = 11 730 €
  • Surtaxe (PV nette IR > 50 000 €) : 58 835 × 2 % ≈ 1 177 €
  • Impôt total : 24 086 € — soit 33,6 % de la plus-value brute
  • Net cédé : 378 000 − 24 086 = 353 914 €

Exemple 2 : Revente après 15 ans d'un investissement locatif à 420 000 €

  • Prix de cession net : 418 000 €
  • Prix d'acquisition majoré : 250 000 + 18 750 + 37 500 = 306 250 €
  • Plus-value brute : 111 750 €
  • Abattement IR (15 ans : 10 × 6 % = 60 %) : PV nette IR = 44 700 €
  • Abattement PS (15 ans : 10 × 1,65 % = 16,5 %) : PV nette PS = 93 311 €
  • Impôt IR : 44 700 × 19 % = 8 493 €
  • Prélèvements sociaux : 93 311 × 17,2 % = 16 049 €
  • Surtaxe : PV nette IR < 50 000 € → 0 €
  • Impôt total : 24 542 € — soit 22 % de la plus-value brute
  • Net cédé : 418 000 − 24 542 = 393 458 €

Exemple 3 : Revente après 22 ans (exonération IR, PS résiduels)

  • Prix de cession net : 460 000 €, prix d'acquisition majoré : 306 250 €
  • Plus-value brute : 153 750 €
  • Abattement IR (22 ans : 96 % + 4 % = 100 %) : PV nette IR = 0 €exonération totale d'IR
  • Abattement PS (22 ans : 26,4 % + 1,6 % = 28 %) : PV nette PS = 153 750 × 72 % = 110 700 €
  • Impôt IR : 0 €
  • Prélèvements sociaux : 110 700 × 17,2 % = 19 040 €
  • Surtaxe (calculée sur PV nette IR) : 0 €
  • Impôt total : 19 040 € — soit 12,4 % de la plus-value brute
  • Net cédé : 460 000 − 19 040 = 440 960 €

Exemple 4 : Revente après 30 ans (exonération totale, IR + PS)

  • Prix de cession net : 500 000 €, prix d'acquisition majoré : 306 250 €
  • Plus-value brute : 193 750 €
  • Abattement IR (≥22 ans) : 100 % → PV nette IR = 0 €
  • Abattement PS (30 ans : 28 % + 8 × 9 % = 100 %) : PV nette PS = 0 €
  • Impôt total : 0 €exonération totale
  • Net cédé : 500 000 €

Lecture comparée : à plus-value brute équivalente, le taux d'imposition effectif passe de 33,6 % à 0 % entre 8 et 30 ans de détention. La fiscalité est donc le levier numéro un d'arbitrage de revente — souvent plus déterminant que l'évolution des prix de marché.

Les ventes exonérées de plus-value immobilière

Huit situations permettent une exonération totale ou partielle. Recensement à jour 2026.

1. Vente de la résidence principale (exonération totale et systématique)

C'est l'exonération la plus large (art. 150 U-II-1° CGI). Conditions : le logement doit constituer votre résidence principale effective au jour de la cession (pas de durée minimale légale, mais l'administration vérifie l'occupation réelle — consommation d'énergie, adresse fiscale, scolarisation des enfants…). Vente d'une résidence secondaire transformée en résidence principale six mois avant la vente : risque de requalification.

2. Première cession d'un logement autre que la résidence principale

Exonération sous trois conditions cumulatives (art. 150 U-II-1° bis CGI) :

  • ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les 4 années précédentes ;
  • remployer le produit de la vente dans l'acquisition ou la construction de sa résidence principale dans les 24 mois ;
  • première application de l'exonération (usage unique dans une vie).

3. Détention supérieure à 30 ans (IR + PS)

Exonération totale automatique au-delà de 30 ans révolus de détention (art. 150 VC CGI + art. L. 136-7 CSS).

4. Cession d'un montant inférieur ou égal à 15 000 €

Petite cession exonérée d'IR (art. 150 U-II-6° CGI). Le seuil s'apprécie par cession et par cédant.

5. Vente à un organisme HLM ou foncier solidaire

Exonération totale en cas de cession à un organisme HLM, une SEM, ou un organisme de foncier solidaire pour la construction de logements sociaux (art. 150 U-II-7° et 8° CGI).

6. Vente par un retraité ou un invalide (sous conditions de revenus)

Exonération réservée aux titulaires de pensions de retraite ou de cartes d'invalidité non passibles de l'IFI et dont le revenu fiscal de référence (N−2) ne dépasse pas certains seuils (mis à jour annuellement par Bercy).

7. Vente en vue d'acquérir une résidence principale (remploi sous 24 mois)

Variante du cas n° 2 : non-propriétaire de sa résidence principale qui remploie le prix de cession pour acquérir sa première résidence principale.

8. Cession d'un bien exproprié

Exonération totale en cas d'expropriation pour cause d'utilité publique, sous condition de remploi de l'indemnité dans les 12 mois dans l'acquisition d'un bien immobilier (art. 150 U-II-4° CGI).

Cas particuliers à connaître

Sept situations spécifiques qui modifient sensiblement le calcul standard.

Vente d'une résidence secondaire

Régime standard (19 % + 17,2 %) — sauf cas n° 7 (première vente avec remploi). C'est le cas le plus fréquent générant de l'impôt sur la plus-value.

Vente d'un bien locatif (investissement)

Régime standard, mêmes abattements. Pour un LMNP au régime réel, les amortissements pratiqués pendant la détention ne viennent pas réduire le prix d'acquisition (différence avec le LMP). C'est un avantage fiscal majeur du statut LMNP par rapport au LMP.

Vente d'un terrain à bâtir

Régime standard, sans surtaxe (l'article 1609 nonies G exclut explicitement les terrains à bâtir). En revanche, les terrains à bâtir bénéficient d'abattements exceptionnels lorsque la vente s'inscrit dans une opération d'aménagement (art. 150 VE).

Vente d'un bien reçu par donation ou succession

Le prix de revient retenu est la valeur déclarée dans l'acte de donation ou la déclaration de succession, augmentée des droits de mutation acquittés. Point d'attention : si la valeur déclarée a été sous-évaluée pour réduire les droits, la plus-value à la revente sera mécaniquement plus élevée. Un arbitrage à anticiper avec son notaire.

Vente par un non-résident fiscal

Régime spécifique (art. 244 bis A CGI) : taux d'IR de 19 % pour les résidents de l'UE/EEE (depuis 2015), majoré dans certains cas pour les non-résidents hors EEE. Les prélèvements sociaux (17,2 %) s'appliquent aussi, sauf pour les résidents d'un autre État de l'UE/EEE affiliés à un régime de sécurité sociale étranger (CSG/CRDS exclues, prélèvement de solidarité 7,5 % maintenu). Représentant fiscal accrédité obligatoire pour les ventes supérieures à 150 000 € (sauf exceptions).

Vente d'un bien détenu en SCI (translucide ou IS)

  • SCI à l'IR (translucide) : régime des plus-values immobilières des particuliers appliqué au prorata des parts détenues par chaque associé. Chaque associé bénéficie de ses propres abattements pour durée de détention (durée calculée depuis l'acquisition des parts ou du bien par la SCI, selon la date la plus ancienne).
  • SCI à l'IS : régime des plus-values professionnelles, sans abattement pour durée de détention. Plus-value = prix de cession − valeur nette comptable (donc après déduction des amortissements). Imposition au taux d'IS (15 % puis 25 % au-delà de 42 500 € de bénéfices). Fiscalité beaucoup moins favorable à la sortie : à arbitrer avec un expert-comptable.

Vente en démembrement (usufruit / nue-propriété)

En cas de vente conjointe par l'usufruitier et le nu-propriétaire, chacun déclare sa propre plus-value calculée selon le barème Pierre (art. 669 CGI) et bénéficie de ses propres abattements (sur la durée de détention de son droit respectif). Cas complexe : rendez-vous notarié indispensable.

Comment réduire ou optimiser sa plus-value immobilière ?

Six leviers actionnables pour réduire la facture fiscale, classés du plus impactant au plus marginal.

  1. Détenir le bien plus longtemps — le levier numéro un. Passer de 21 ans à 22 ans de détention fait basculer l'IR de ~10 % effectifs à 0 %. Passer de 29 ans à 30 ans annule les prélèvements sociaux résiduels. Quand vous êtes à 6-18 mois d'un seuil, attendez.
  2. Conserver toutes les factures de travaux — sur un bien détenu 10+ ans avec de gros travaux (rénovation énergétique, extension, salle de bains, cuisine), le réel dépasse souvent le forfait 15 %. Économie potentielle : 5 000 à 20 000 € sur l'impôt final. Règle simple : archivez systématiquement les factures TTC d'entreprises dès l'achat.
  3. Choisir le forfait 15 % si factures perdues — applicable au-delà de 5 ans de détention, sans justificatif. C'est un droit, pas une option administrative à demander.
  4. Réinvestir dans la résidence principale (remploi 24 mois) — pour les non-propriétaires de leur résidence principale, l'exonération de première cession (cas n° 2) est l'un des dispositifs les plus efficaces.
  5. Vendre en zone tendue avec abattement 60 % ou 85 % (art. 150 VE) — si l'acquéreur s'engage dans une opération d'aménagement ou de logement social, l'abattement exceptionnel s'ajoute à la durée. Identifiez votre zone (A, A bis, B1) avant la mise en vente.
  6. Optimiser la chronologie pour éviter la surtaxe — si votre plus-value nette IR est proche de 50 000 €, vérifiez les arbitrages possibles (cession en deux temps, déduction de frais supplémentaires, ajustement du prix).

Disclaimer fiscalité : ces optimisations sont indicatives. La fiscalité immobilière étant un domaine complexe et évolutif (loi de finances annuelle), validez chaque décision avec votre notaire ou un expert-comptable spécialisé. Source : Conseil Supérieur du Notariat (notaires.fr), BOFiP, Service-Public.fr.

Comment utiliser notre simulateur de plus-value immobilière

Notre calculateur applique le barème fiscal 2026 (IR 19 % + PS 17,2 %, abattements 22/30 ans, surtaxe au-delà de 50 000 €) en quelques étapes.

Étape 1 : prix de vente et frais à votre charge

Indiquez le prix de vente négocié (montant inscrit dans le compromis ou l'acte) et les frais à votre charge (diagnostics, mainlevée d'hypothèque, éviction du locataire éventuelle).

Étape 2 : prix d'achat et frais d'acquisition

Saisissez le prix d'achat initial et la somme des frais d'acquisition retenus : frais de notaire réels (ou forfait 7,5 %) et travaux justifiés par factures (ou forfait 15 % si détention supérieure à 5 ans). Le simulateur ne fait pas l'arbitrage à votre place : saisissez le total que vous voulez retenir.

Étape 3 : durée de détention et statut

Indiquez le nombre d'années de détention du bien. Cochez la case « Résidence principale » si applicable — l'exonération totale est alors appliquée automatiquement.

Lecture du résultat

Le panneau de résultats affiche la plus-value brute, les abattements IR et PS appliqués, la plus-value nette, le total d'impôt (IR + PS + surtaxe éventuelle) et la ventilation poste par poste.

Limites du simulateur et points de vigilance

Notre simulateur couvre le régime général des plus-values immobilières des particuliers. Plusieurs cas particuliers nécessitent une validation par un professionnel :

  • SCI à l'IS : régime des plus-values professionnelles (pas d'abattement durée), à calculer hors simulateur.
  • Démembrement de propriété : calcul spécifique par usufruitier et nu-propriétaire selon barème Pierre.
  • Indivision : chaque indivisaire déclare sa quote-part avec sa propre durée de détention.
  • Non-résidents fiscaux : taux et obligations spécifiques (représentant fiscal).
  • Surtaxe : automatiquement appliquée au-delà de 50 000 € de plus-value nette IR (hors terrains à bâtir).
  • Évolutions réglementaires : la loi de finances annuelle peut modifier barèmes et abattements. Le simulateur est mis à jour au 1er trimestre de chaque année.

Disclaimer : les résultats sont indicatifs et n'engagent pas le calcul définitif retenu par le notaire le jour de l'acte authentique. Seul l'acte notarié fait foi. Pour toute opération supérieure à 200 000 € ou impliquant un cas particulier, prenez rendez-vous avec votre notaire (notaires.fr).

Plus-value immobilière en 2026 : ce qu'il faut retenir

L'année 2026 confirme la stabilité du régime des plus-values immobilières des particuliers, malgré les débats parlementaires récurrents.

  • Maintien du barème 22/30 ans : l'abattement total IR à 22 ans et PS à 30 ans reste en vigueur en 2026. Les amendements visant à harmoniser à 17 ans (proposés en LF 2026) ont été rejetés.
  • Hypothèses écartées pour 2026 : le coefficient d'érosion monétaire (remplacement des abattements durée par une indexation inflation) a été discuté en LF 2026 mais n'a pas été retenu. À surveiller pour 2027-2028.
  • Surtaxe au-delà de 50 000 € maintenue : barème 2 % à 6 % inchangé, hors terrains à bâtir.
  • Abattement exceptionnel zones tendues (art. 150 VE) : reconduit pour les opérations engagées avant le 31 décembre 2026 (à confirmer chaque année en LF).
  • Impact investisseurs locatifs : pour les biens approchant 22 ans, l'arbitrage « vendre vs continuer à louer » devient particulièrement sensible. Un bien détenu 21 ans + 11 mois peut justifier d'attendre un mois pour économiser plusieurs milliers d'euros d'IR.

Sources officielles 2026 : Service-Public.fr (mise à jour 15 avril 2026), BOFiP BOI-RFPI-PVI, Conseil Supérieur du Notariat (notaires.fr), Direction Générale des Finances Publiques.

Questions fréquentes

Autres simulateurs

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Sources officielles — articles 150 U et suivants du Code général des impôts, article L. 136-7 du Code de la sécurité sociale, Service-Public.fr (mise à jour 15 avril 2026), BOFiP BOI-RFPI-PVI, Conseil Supérieur du Notariat, Direction Générale des Finances Publiques. Article mis à jour le 24 mai 2026. Les résultats du simulateur sont indicatifs — pour toute opération, consultez votre notaire ou un expert-comptable spécialisé.